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Retour des réfugies dans le Nord Katanga

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MONUC - 23 octobre 2007

Après les violentes manifestations de Moba le 1er août 2007, toutes les opérations de rapatriement dans le Nord Katanga étaient stoppées et toutes les Agences des Nations unies évacuées de la ville portuaire située à 300km au sud de Kalémie (province du Katanga). Plus de deux mois plus tard c'est dans le chef-lieu du Tanganyika, à Kalémie, que les bateaux reviennent avec des centaines de familles de congolais qui avaient fui pendant la guerre. Après les violentes manifestations de Moba le 1er août 2007, toutes les opérations de rapatriement dans le Nord Katanga étaient stoppées et toutes les Agences des Nations unies évacuées de la ville portuaire située à 300km au sud de Kalémie (province du Katanga). Plus de deux mois plus tard c’est dans le chef-lieu du Tanganyika, à Kalémie, que les bateaux reviennent avec des centaines de familles de congolais qui avaient fui pendant la guerre.

Beaucoup de missions et de réunions – notamment pour évaluer la situation sécuritaire – se succèdent encore. Comme la rencontre transfrontalière qui, mi-octobre à Lubumbashi, a réuni les représentants des Ministère des Affaires Etrangères congolais, tanzanien et zambien mais aussi les offices des migrations et Commission Nationale pour les Réfugiés ; le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) avec leurs partenaires aussi. Objectif principal : renforcer la coordination pour les bénéficiaires qui attendent leurs convois à partir des camps tanzanien et zambiens.

Le HCR se mobilise déjà pour anticiper et ne pas trop reporter à plus tard le nombre de retournés volontaires vers les trois grandes zones de retours (Kalémie, Moba et Pweto). La capacité des convois par route va passer de 600 à 800 retournés, alors que celle des convois par bateau ne peut dépasser les 400…

Les opérations et le plaisir de retrouver la terre natale congolaise ont tout de même repris le dessus à Kalémie, avec un total de cinq convois d’ici fin octobre 2007. Le convoi arrivé le week-end des 20 et 21 octobre est à l’image de la situation dans le Nord Katanga, comme en témoigne Laurent Mulinga Lumande, 32 ans, marié et père de 3 jeunes enfants. Sa famille fait partie des 110 autres qui avaient pris place à bord du bateau ‘Muongozo’. Il a parcouru un périple long de 16 mois avant d’intégrer le camp de Kala en Zambie, après ce fameux dimanche d’août 1998 quand il a fuit Kalémie. Là, il trouve une assistance avec la remise d’une tente et d’un kit de cuisine qui lui permettent de s’installer et vivre sur une parcelle de 20 mètres sur 10.

«Je savais que c’était provisoire, dans un pays qui n’est pas le mien. Il fallait une activité pour survivre. Je me suis mis à l’agriculture, avec un bout de terrain qu’on m’a donné. Certains faisaient des bénéfices et construisaient de belles maisons : nous, on ne pensait qu’à rentrer», dit Laurent. Progressivement, il devient chef de section – c’est-à-dire une zone qui comporte 4 rues et près de 200 maisons - et se fait une petite épargne sur le salaire de 10 000 Francs Congolais (un peu moins de 20 dollars américains) : «ça nous a permis de pouvoir encore manger quand on a tout vendu, en août. A ce moment là, on devait rentrer… mais on nous a dit ‘SAFARI annulé’, ‘pas de voyage’ ! On avait cette petite réserve pour manger. On a quitté avant la fin du mois d’octobre, alors je n’ai même pas touché mon salaire avant de venir».

Son fils et assis tranquillement, appuyé sur l’une des tentes du camp de transit de Mulula, endroit ou les retournés restent maximum trois jours avant de rejoindre leurs localité ou quartier d’origine. Sa femme et ses deux autres enfants sont sous la tente ou une voix sortie du mégaphone appelle les familles une par une pour expliquer comment va se passer la suite. Laurent reste très souriant : «Ma maman doit être rentrée, mon père est parti vers la Tanzanie, je sais pas du tout si on va le revoir à Kamko (NDRL : abréviation d’un quartier de Kalémie appelé Kamkolobondo, traditionnellement animé par les pécheurs du Tanganyika). De toutes façons : tout va être différent ! Dans le camp, il n’y a avait pas de vol, pas de tracasserie ; même si on se sent libre et qu’on nous a dit que c’était calme, on va vivre la réalité du Congo. On a appris un travail au camp, c’est une expérience qu’on peut apprendre à ceux qui sont resté ici! Je vais d’abord là où se trouvaient ma maison et ma famille. Après, je vais chercher un endroit pour cultiver».

Les nombreux camions de la MONUC et du HCR continuent les allers-retours entre le port de Kalémie et ce camp de transit situé 8 km plus loin. La tente en face de celle où se trouve Laurent est réservée à ceux dits vulnérables : Médecins du Monde y effectue des consultations. Une autre ONG s’occupe particulièrement des enfants (60% des 307 personnes pour ce convoi). Laurent prévient avant de rejoindre sa famille : «je suis très content de l’accueil et de l’intérêt par rapport à ce qu’on a vécu. Je sais qu’on va nous aider pendant un certain temps, avec les soins médicaux si besoin. Et puis après, on sera à égalité avec tous les congolais»




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