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Affaire Kutino : plus que 48 heures pour se fixer sur le verdict de la Cour

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Le Potentiel - 15 juillet 2008
Kutino Fernando

Sauf imprévu, le verdict sur le procès qui oppose le ministère public et la partie civile Ngalasi Aggrey à Kutino Fernando et consorts tombe ce jeudi 17 juillet. Mais avant la clôture des débats, le bishop Bompere Mbo - comme les autres prévenus - avait pu dire son dernier mot : «J'ai tenu à vous dire mon indignation devant tant de méchancetés. Ministère public, je n'ai rien fait, et vous le savez. Mais vous m'avez affublé des qualificatifs, jusqu'à me traiter de menteur».

Le jeudi 3 juillet 2008, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe avait clôturé les débats sur le procès qui oppose les hommes de Dieu Ngalasi Aggrey et Kutino Fernando. Dans cette affaire, deux autres personnes sont aussi à la barre : l'enfant de la rue Ngandu Junior et le pasteur Bompere Mbo. Ce dernier, bishop à l'église « Armée de Victoire », est présenté par le ministère public et la partie civile comme fils spirituel de l'archbishop Kutino Fernando.

Devant prendre la parole, le prévenu Bompere a commencé par dire ceci : « Je m'en remets à Jésus-Christ, celui qui a été depuis le commencement. Je me demande comment j'en suis arrivé là ? Les voies de Dieu sont insondables. Je ne connais absolument rien dans cette histoire. J'ai pris le parti de me ranger du côté de la vérité. Car, je suis contre les mensonges que j'ai entendu débiter au sujet de ma personne ».

Le bishop Bompere a reconnu s'être vu avec le pasteur Ngalasi. Mais il a ajouté que ce dernier ne lui a pas dit pourquoi il l'a fait venir.

Courroucé du fait que la partie civile l'ait traité de mendiant, de nécessiteux, ce prévenu a trouvé anormal que le patron de l'église «La Louange» ait dit à la Cour que c'était pour un besoin spirituel, du moment qu'il était invité avec sa femme et ses enfants. Ce licencié de l'UPN a dit ceci à la Cour : « Je suis un intellectuel. Si j'avais une telle mission, je ne pouvais pas me confier à un inconnu du genre Maboso. Il se pourrait que je sois acquitté par la justice des hommes, mais je ne peux pas échapper à justice de Dieu ».

A l'endroit du ministère public et de la partie civile, ce prévenu a déclaré ceci : « Vous m'avez déjà tué, mais laissez-moi mourir comme serviteur de l'Eternel ». Comme le fait de n'avoir pas rendu visite au pasteur Ngalasi après la tentative d'assassinat est considéré par la partie adverse comme un indice de culpabilité, le pasteur Bompere l'a renvoyé à la Bible qui est impersonnelle.

Pour cela, il a cité le Psaume 35:11. En outre, il a regretté le comportement de faux témoins qui se sont levés pour l'interroger sur ce qu'il ignore. Ici, il s'est appuyé sur Galates, 6:7 pour annoncer à la Cour qu'on ne se moque pas de Dieu.

Le dernier à dire son dernier mot était Ngandu Junior, cet enfant de la rue censé avoir fait partie des malfaiteurs qui voulaient tuer le pasteur Ngalasi. Ce garçon marginalisé - avec son air maladif - a seulement prononcé cette petite phrase : « Qu'on me laisse partir. Je ne sais pas pourquoi je suis en train de traîner en prison ».

Le pauvre n'a pas eu droit à la réplique. Car, son avocat ayant été empêché pour d'autres dossiers.




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