Congo Planète
Rechercher Congo Planete
Accueil Nouvelles Vidéos Musique Photos Facebook Twitter Rencontres Newsletter Podcasts Mobile RSS
Otage de l'insécurité, le Kivu, un piège pour Joseph Kabila et Antoine Gizenga

Article précédant | Suivant
L'Avenir - 24 juillet 2008


La persistance de l'insécurité est une façon délibérée d'empêcher le Chef de l'Etat de répondre aux demandes de l'électorat de cette partie de la République démocratique du Congo. La paix à l'est de RDC ne se dessine pas. Même pas à l'horizon. Les deux provin­ces du Nord-Kivu et du Sud­-Kivu sont dans une situation de partition non déclarée. L'autorité de l'Etat n'y est pas seulement ab­sente, mais aussi, tout semble être mis en oeuvre pour qu'elle ne soit jamais instaurée. Pour s'en convaincre, il suffit de suivre les dis­cours et les déclarations de ceux qui se sont mobilisés pour soi-disant aider cette partie de la Rdc à retrou­ver la paix.

Tout est fait et dit sauf la nécessité urgente de restaurer l'autorité de l'Etat. Et l'Union européenne et la Monuc, et les autres partenai­res, tous semblent travailler pour la pérennité de cette si­tuation. Aujourd'hui, tous ces organismes ne choisissent pas leurs interlocuteurs. Ils prennent langue autant avec le gou­vernement qu'avec les grou­puscules. Diplomatiquement, ces groupes armés se sentent légitimés au point de s'accro­cher à ce qu'ils considèrent dé­sormais comme un privilège. On ne sait pas si telle situa­tion est vécue de la même façon dans un autre pays africain ou du monde.

Hier, la communauté in­ternationale expliquait sa compréhension vis-à-vis des grou­pes armés par le fait qu'il n'y avait pas de légitimité du pou­voir à Kinshasa. Par consé­quent, on comprenait que tout le monde se fasse entendre, même les armes à la main, en vue des négociations pour un nouvel ordre politique dans le pays.

Les choses ont changé depuis 2006 à l'issue des élections. Non seulement des ins­titutions sont en place et fonc­tionnent, mais aussi et surtout, un espace de liberté est dé­gagé pour l'opposition. Il n'y a apparemment plus de raisons pour que des groupes de ci­toyens congolais cherchent à recourir aux armes ou à toute autre force pour se faire entendre. Ce qui est inquiétant, ce n'est pas l'existence de ces groupes, mais le mouvement de solidarité et de compréhension que la communauté internatio­nale fait montre vis-à-vis de ces marginaux. Tout se passe comme si on n'avait rien à re­procher à ces groupes armés. Lorsqu'on les rencontre, on se met en position de quémandeur de la paix tout en leur laissant la liberté de dire oui ou non.




TV Congo Radio en ligne Radio en direct

 

Faites Congo Planète votre page de démarrage | Nous contacter | Qui nous sommes | English Edition | Version en Anglais

© 2017 CongoPlanete.com. Tous droits réservés.