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Procès Botethi : le tribunal exige les relevés des appels du gouverneur de la ville de Kinshasa

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Le Potentiel - 20 août 2008


Le feuilleton sur le meurtre du député Daniel Botethi Loleke continue. Sur demande de la partie civile, le tribunal militaire vient d'exiger les relevés d'appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa. Deux autres numéros téléphoniques suspects figurent au menu. Toujours hier mardi 19 août, le prévenu Fidèle a été présenté au tribunal. Mais ce dernier affirme s'appeler Ilunga Mbayo.

Mardi 19 août 2008. L'audience du procès qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés du député Daniel Botethi Loleke a été consacrée aux observations des parties, ainsi qu'à certaines demandes. A la même occasion, le ministère public a surpris l'assistance en présentant un prétendu Fidèle. Selon l'organe de la loi, c'était là le prévenu dont parlait toujours Patrick Mwewa.

Il aurait donc, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, fait partie de la bande qui avait attenté à la vie du vice-président de l'Assemblée provinciale. Et c'est une demoiselle du nom de Sarah Seliki qui l'a dénoncé. En plus, cette fille connaît toute la bande à Patrick et Kady. Au cours de la même audience, on a aussi examiné les objets saisis. Dossier qui a provoqué des débats houleux. Car d'un côté, la défense contestait les procès-verbaux, mais de l'autre, le ministère public et la partie civile trouvaient que les avocats des prévenus voulaient traîner les choses en longueur sans raison plausible.

Dans sa requête, la partie civile a réclamé la visualisation d'une certaine cassette qui a été présentée par le ministère public. Elle a aussi souhaité la présence de Mlle Sarah Seliki, et de l'opérateur radio de l'Ipkin. Car pour Me Papy Niango, le fameux message radio avait pour point de départ l'Ipkin. « Mais curieusement, le major Jean-Jacques se trouve en congé. Pourtant, il doit en savoir quelque chose », a insisté cet avocat. A propos de cet appel sur les tirs de Saint Luc, Me Niango a fait voir au tribunal que toutes les autorités passées à l'audience ont affirmé qu'il n'y a jamais eu des tirs à St Luc. Cet opérateur doit donc dire où il se trouvait cette nuit-là. Car c'est son appel qui a obligé le défunt député à changer d'itinéraire.

La partie civile Botethi a aussi sollicité du tribunal les relevés des appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa, M. Nsingi. Par la même occasion, Me Niango a révélé au tribunal qu'à l'Assemblée provinciale, il y a des membres qui utilisent des radios Motorola privées. Et ils avaient tous appris que ça tiraillait du côté de l'église St Luc. Mais par contre, ils n'avaient rien entendu sur les crépitements de balles de l'avenue Haute Tension. Là où justement, avait été tué leur vice-président. Me Niango a demandé au tribunal de vérifier s'il n'y avait pas connexion entre ces membres à propos de ce meurtre. A cet effet, il a évoqué le tumulte provoqué par le rapport de Botethi. « La partie civile voudrait vérifier si un malin n'en a pas profité pour l'abattre », a lâché Me Papy Niango.

Mais pourquoi vérifier les deux nouveaux numéros inconnus ? Ici, Me Niango a déclaré que malgré les négations de Kady, ces deux personnes ont eu à appeler tous les membres de la bande. « Botethi ne serait-il pas mort à cause de ses activités politiques ? », a demandé Me Niango. Et selon lui, ces numéros appartiendraient peut-être à deux intermédiaires du gouverneur dont avait parlé Patrick Mwewa. L'avocat de la partie civile l'a précisé en ces termes : « Je continue à faire foi aux propos de Mwewa. Propos selon lesquels ils ont reçu l'argent pour abattre une personne. Je continue à considérer que le gouverneur est suspect. Il faut donc obtenir son numéro téléphonique. Ceci, pour voir s'il n'y a pas eu connexion entre lui et les prévenus ».

A la question du premier substitut de l'auditeur de garnison, le capitaine Limbaya, de savoir si la partie civile avait eu soin d'appeler ces numéros, Me Niango a répondu ainsi : « Ce sont des numéros très suspects. Ils ne passent pas. Ne seraient-ce pas Mudjos, Manseba ou le gouverneur. Il faut donc nous rassurer. Pour qu'après le jugement, nous ne disions pas que c'est Dieu qui les a protégés ».




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