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Procès Botethi : verdict le 12 septembre

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Le Potentiel - 30 août 2008


« Le tribunal étant suffisamment éclairé, les débats sont clos. L’affaire est prise en délibéré, et le verdict sera rendu le 12 septembre 2008 à 9h00’’. L’audience est levée ». C’est par ces mots que le capitaine Patty Sangwa, président du tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, a clôturé l’instruction de l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux meurtriers présumés du député Daniel Botethi Loleke.

Hier vendredi 29 août, l’audience du procès sur l’assassinat du député provincial Daniel Botethi a été consacrée aux répliques de toutes les parties. Enfin, est venu le dernier mot des prévenus. Le premier à ouvrir les hostilités a été Me Pierre Okendembo de la partie civile. Et ceci, après les dernières interventions des avocats de la République.

A propos des statuts du MLC, il a argué que le secrétaire général est habilité à remplacer le président national empêché. Et s’il n’y a pas eu publication dans le Journal officiel, c’est la faute du ministère de l’Intérieur. En plus, il a ajouté qu’il n’y a pas défaut de qualité. Car, toute personne préjudiciée peut se constituer partie civile.

Attaquant les moyens soulevés par la défense, il a affirmé que les indices de cupabilité existent bel et bien. Que ce soit pour la prévention de meurtre ou celle d’association de malfaiteurs. Preuve : les blessures par balles de Patrick Mwewa et Kady Mununga. Indices qui ne sont sûrement pas venues d’une fête, mais d’une entreprise criminelle. Donc pour lui, c’est une désolation d’entendre le président du collectif de la défense invoquer la Bible pour les prévenus qui ont le sang de leur prochain sur leurs mains. « Des armes à feu ont été utilisées pour donner la mort à Botethi », a-t-il dit.

Quant au ministère public, il a soutenu que ces prévenus sont dangereux. Il s’est dit choqué de la démarche de la défense, qui veut qu’on les relâche, afin qu’ils contribuent à reconstruvtion de la société. Concernant les indices, il a dit ceci : « A la première audience, nous vous avons montré la montre de Shabani Nonda. Inoki a avoué que c’est Patrick Mwewa et Ngoy Kasongo qui avaient ravi cette montre. « Nous réitérons nos réquisitions », a conclu le capitaine Alpha Limbaya.

Mais pour les avocats de la défense, le garde du corps Kankonde est une piste à explorer. « Pourquoi a-t-il dérouté l’honorable Botethi, sous prétexte de lui montrer le chemin qui mène à la vie », a demandé Me Venant Kasiama Ngem. Quant à la République, elle a dit ne pas être responsable des actes posés en privé par ses préposés. Dans leur dernier mot, tous les prévenus ont clamé leur innocence et sollicité leur acquittement.




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