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Gouvernement : les jours sont comptés

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Le Potentiel - 17 septembre 2008


Pas une seule note positive à travers les deux discours des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Tous les indicateurs relevés sont au rouge. Signes évidents d’un bouleversement certain. Preuves ? Les réactions politiques tant de l’Opposition que de la majorité sur l’action du gouvernement, le rapport sans complaisance de la Banque mondiale et la Société financière internationale « Doing Business 2009 » qui crucifie le gouvernement pour ne pas favoriser un bon climat des affaires. Tous ces faits ramassés, les jours du gouvernement sont comptés. Désavoeu.

Le moment est venu de regarder la vérité en face et de prendre des dispositions qui s’imposent pour améliorer l’action du gouvernement. Cela dans l’intérêt supérieur de l’Etat et de la Nation. Aussi, tout accord ou toute alliance politique ne peut que s’inscrire dans cette logique et non précipiter le pays vers un suicide collectif.

En effet, l’actualité nationale reste dominée par la rentrée parlementaire qui s’est effectuée le 15 septembre. Une rentrée parlementaire qui marque également une rentrée politique qui s’annonce fertile en rebondissements. Les deux discours des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale n’ont laissé planer aucun doute. L’on doit incontestablement s’attendre à des bouleversements au sein des institutions nationales. Particulièrement au niveau du gouvernement, en charge de la gestion du quotidien de la Nation. Tel le cas de la situation sécuritaire dans le pays, précisément à l’Est où le gouvernement n’a pas encore rempli son contrat d’offrir une paix effective aux populations congolaises de cette partie du territoire national.

Parlant de l’action générale du gouvernement, le président du Sénat a qualifié « d’erratique » le cadre macroéconomique. Il a relevé les dérapages et surtout les « écarts significatifs » entre le budget voté et le budget exécuté, avant de stigmatiser le non respect de la Constitution par le gouvernement en matière de dépôt de budget. Il a invité tout le monde, particulièrement le gouvernement à «rompre avec les pesanteurs du passé, le doute et la peur ». Il s’est interrogé sur la lenteur qui caractérise la mise en oeuvre des réformes indispensables à une action éclatante de l’Etat.

De son côté, le vice-président de l’Assemblée nationale a déploré l’inefficacité du gouvernement et le non respecet de ses engagements. Notamment en ce qui concerne le non dépôt du Collectif budgétaire, les projets à impact visible. Les augmentations des salaires sont restées en dessous des prévisions votées par le Parlement, les bourses d’étude promises aux étudiants finalistes des universités et instituts supérieurs versées sporadiquement.

Aussi, a-t-il annoncé l’interpellation du gouvernement pour qu’il « explique les raisons de l’inexécution du budget 2008 tel qu’il a été voté par le Parlement et promulgué par le président de la République ». En plus, il s’est attardé longuement sur le dysfonctionnement de l’Exécutif au risque de provoquer des conflits de compétence au sein même du gouvernement et avec les entités provinciales. Sur un ton sévère, le vice-président de l’Assemblée nationale a tapé du poing sur la table : « Nous ne pouvons plus continuer à faire des contrôles et des recommandations sans lendemain sous peine de nous décrédibiliser aux yeux de l’opinion ». Désavoeu manifeste.

Certes, l’on concèderait à certaines personnes qui affirment qu’il s’agit là d’un discours de caractère général et n’engage nullement la majorité parlementaire. Mais autant le président de la République engage la nation dans ses discours pour refléter le point de vue des populations, autant les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale dégagent les préoccupations de tous les parlementaires, les représentants de la Nation.

En plus, ce serait un suicide politique si cette majorité naviguait à contre courant de la volonté populaire. Les deux discours marquant la rentrée parlementaire ont dépeint la situation exacte de la Nation.

LE HOLA DE LA BANQUE MONDIALE

Ce tableau peu reluisant n’est pas seulement dépeint par le Sénat et l’Assemblé nationale. Mais également par nos partenaires extérieurs, notamment la Banque Mondiale et la Société financière internationale, SFI. Dans leur rapport « Doing Business 2009 », elles affirment que la République démocratique du Congo ne favorise nullement un « bon climat d’affaires ». Raison pour laquelle elle ne figure pas en bonne place dans le palmarès de ces deux institutions financières. L’absence des réformes et des documents juridiques, les tracasseries policières en sont les causes principales.

Le FMI de son côté s’est toujours plaint de la mauvaise exécution du programme du gouvernement. Raison pour laquelle cette institution a un droit de regard sur l’élaboration du budget avant de donner « son satisfecit ». Mais la déception est toujours au rendez-vous avec les missions d’évaluation. Ce qui explique le fait que la RDC n’a jamais atteint le point d’achèvement pour bénéficier du Programme PPTE. D’où l’absence de programme avec le Fonds monétaire international.

Autre désavoeu.

UN CHANGEMENT RADICAL

Enfin, l’Opposition politique n’a pas voulu rater cette rentrée politique. Dans deux messages, elle a donné de la voix.

Gilbert Kiakwama et Mokonda Bonza de la Convention des Démocrates Chrétiens, (CDC), se sont insurgés contre l’immobilisme, les manquements, les dérapages et les dysfonctionnements du gouvernement. Ces faits flagrants, constate le CDC « nous oblige à demander à la représentation nationale, dans l’intérêt de l’Etat et de la Nation, une motion de censure contre le Premier ministre. Le CDC invite le Parlement à ne plus porter l’opprobre de l’immobilisme et de l’incapacité de l’Exécutif national. Le Parlement doit répondre, par un vote courageux et historique, aux aspirations du Peuple Congolais ».

De son côté, l’autre faction de l’Opposition politique, MLC-ODR-CD/UN, réaffirme « la nécessité d’un changement radical dans la conduite de l’affaire de l’Etat ». Encore un désavœu.

En fait, tout ceci ne vient que renforcer les rumeurs concordantes autour de l’imminence d’un remaniement du gouvernement. Les jours de l’équipe Gizenga sont comptés.




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