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Botheti, la fin du procès

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La Prosperité - 22 septembre 2008


C’est aujourd’hui, vers 9 heures du matin, sur la place de parade du Camp Kokolo, que le Tribunal militaire de la garnison de Kinshasa/Ngaliema, va, enfin, rendre son verdict concernant le procès Daniel Botheti, un ancien Vice-Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, assassiné à fleur d’âge, le 6 juillet dernier. Toutes les parties engagées au conflit s’impatientent. Les tiraillements entre Mwewa Patrick, Kankonde, Kadi Mununga, André Kimbuta Yango seront clos, avec l’éclatement d’une partie de vérité. Mais, de qui a-t-on reçu l’ordre de tuer Botheti et pourquoi ? C’est le mystère.
L’affaire aura duré plus de deux mois et deux semaines pour que le Tribunal militaire de la garnison de Kinshasa/Ngaliema, siégeant en chambre foraine, sur la place de parade du camp colonel Kokolo, puisse, enfin, tirer les conclusions qui s’imposent concernant l’ignoble assassinat, le 6 juillet dernier, de Daniel Botheti, 29 ans et père de deux enfants.
Dès le début, elle a failli emporter Kimbuta dit André, l’actuel gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa. N’eût été l’éclairage donné par Kadi Mununga, à la suite de la dénonciation de Mwewa Patrick, il aurait certainement laissé sa peau, dans cette rocambolesque machination qui, paradoxalement, a coûté la vie à un élu du Mouvement de Libération du Congo, le parti de JP Bemba Gombo et de surcroît, Vice-Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa.
Déjà, le 12 septembre, un certain vendredi, Sangwa Patrick, capitaine de son état et Président de ce Tribunal militaire, avait ordonné la réouverture des débats après qu’un jugement avant dire droit ait été rendu. Il était question, dans cette quête, de rechercher les pièces supplémentaires de conviction aux fins de lever toute équivoque sur ce qui apparaissait comme étant des contradictions superfétatoires entre les prévenus. Si, à terme, cette approche a pu porter ses fruits, il va de soi qu’aujourd’hui, ne serait-ce qu’un coin du voile soit levé. Eh bien, loin s’en faut, toutes les parties s’impatientent. La vérité bien que têtue, devra finalement trancher. De telle sorte que les Mwewa et consorts récoltent ce qu’ils auront semé. Le tribunal militaire dont le sérieux n’est plus à démontrer devra éviter, en tout cas, la complaisance, en prononçant sa sentence. Les coupables puisqu’ils sont là, Botheti n’étant plus en vie, doivent être sévèrement sanctionnés. Tandis que les innocents inutilement impliqués dans ce procès, seront acquittés. Le Magistrat Sangwa Lumbu, le Président de ce Tribunal, qui bénéficie de l’expertise du Lieutenant Alexis Nadiang Nefalanga, du capitaine Sumahili Amisi, du commissaire Principal Denis Kilolo, du capitaine Christian Likasika et du capitaine Alphonse Limbaya Mubenzi et de l’adjudant Chef Anangambi Christian, a tout le poids de l’action entre ses mains. L’image de la justice en RD. Congo est mise prix, dans ce procès. C’est d’ailleurs une des raisons, pour le Président Sangwa, de s’assumer devant Dieu et l’histoire. Ce sera la meilleure façon, pour lui, de poser les balises pour la restauration d’une justice équitable et impartiale, pour des générations à venir. Franchement, la veuve Botheti et ses deux petits orphelins, ses parents, oncles et tantes, ont les yeux rivés sur l’issue de ce procès. Ils ont droit à la vérité. Les familles des autres, c’est-à-dire, de Mwewa, Kadi, Kankonde, Inoki… attendent. Le suspense, si long fut-il, n’aurait de sens que si, en définitive, il débouche sur une indemnisation de la famille Botheti. Voilà tout. Les peines d’emprisonnement, c’est vrai, seront, elles aussi, au rendez-vous d’aujourd’hui au camp Kokolo.
Et le mystère ?
Mais, de qui a-t-on reçu l’ordre de tuer Botheti et pourquoi ? C’est encore le mystère. Est-ce que le verdict attendu épuisera les débats ? C’est la question à laquelle le Président Sangwa et ses coéquipiers répondront, si jamais ils tapaient à côté de la plaque. Ils seront, par contre, honorés si l’ultime sentence permettait de venger le sang de Botheti, en retrouvant l’arme du crime et condamnant, avec fermeté, la bande de criminels.




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