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Nomination du Premier ministre : ça traîne

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Le Potentiel - 8 octobre 2008

Joseph Kabila
La nomination du futur Premier ministre se fait attendre. Et pourtant, selon les dernières informations, le temps serait aux derniers réglages. Et, jusqu’à preuve du contraire, les dernières tractations auraient débouché sur un consensus entre l’AMP, le Palu et l’Udemo : l’accord serait respecté. Mais pourquoi la décision n’est toujours pas tombée ?

Le compte à rebours a commencé pour la nomination du futur Premier ministre. Les dernières heures sont marquées par les tractations sur la composition du gouvernement. Mais également sur les malentendus à aplanir en ce qui concerne l’accord conclu entre l’AMP, le Palu et l’Udemo.

Il nous revient de sources concordantes qu’un consensus serait intervenu. En effet, l’accord conclu entre l’ AMP, le Palu et l’UDEMO serait respecté. Du moins dans ses grandes lignes. Vraisemblablement, le poste de Premier ministre reviendrait au PALU. Le chef du gouvernement serait inévitablement secondé par deux vice-premiers ministres, notamment de l’Udemo et de l’AMP/PPRD.

Ce consensus n’écarterait pas des modifications de toute dernière minute pour des raisons d’efficacité. A ce sujet, les trois partenaires n’y verraient pas d’inconvénients, assortis toutefois des propositions positives. Aussi, le Palu exprimerait des ambitions supplémentaires sur d’autres postes ministériels si cette hypothèse se confirmait, en lâchant la Primature. En attendant, le Palu tient au respect des accords par principe Qu’adviendrait-il demain si ces accords seraient reniés et qui ferait encore confiance au Président de la république pour signer d’autres accords. Ceux avec le Palu incleunt le peuple lors de l’ élection présidentielle. Quant à l’Udemo, elle ne s’opposerait pas également à une telle éventualité, mais n’accepterait pas que ses ambitions politiques soient revues à la baisse. On continue, dans ce parti, à analyser toutes les hypothèses pour une attitude conséquente.

Le consensus ainsi intervenu, chaque camp se serait retranché dans son quartier général pour faire des propositions sur la composition de l’équipe ministérielle. Exercice qui devra faciliter la tâche du futur Premier ministre quant à la constitution de son cabinet.

GUERRE DES CLANS

Malgré toutes ses dispositions, ces informations concordantes relayées par la presse, la nomination du Premier ministre se fait toujours attendre. Dire que c’est depuis le 25 septembre que le Premier ministre Gizenga a déposé sa démission et que le gouvernement est démissionnaire. Au regard des défis importants à relever, la particularité de la situation sécuritaire, cette nomination ne pouvait trop attendre. Dès lors que la coalition aurait toutes les chances de ne pas voler en éclats, le président de la République aurait rendu public le nom du futur Premier ministre. Hélas, les choses se font attendre. Pourquoi ?

Plusieurs hypothèses se dégagent. Dans les milieux proches de la majorité présidentielle, il est vrai qu’une bonne partie avait largement souhaité l’alternance dans l’élan de donner une nouvelle impulsion à la nouvelle équipe gouvernementale. D’où le nom de ce haut cadre du PPRD qui a été avancé compte tenu de ses qualités intrinsèques.

Toutefois, par respect aux engagements, l’on aurait parallèlement demandé au Palu de proposer au Président de la République, les noms de trois personnes pour lui laisser le libre choix. Car, les défenseurs de la thèse du « statu quo » tiennent à ce que la cohésion de la majorité présidentielle soit maintenue. Question d’éviter qu’elle vole en éclats. Mais surtout de ne pas ouvrir une certaine « boîte de Pandore » qui se caractériserait par une véritable « guerre de clans » sous-tendue par des déclarations fracassantes. Or, à deux ans de prochaines élections générales et à quelques mois des locales, une telle situation affecterait négativement la cohésion de la majorité présidentielle.

D’autre part, au sein de chaque partie, on se bouscule au portillon. Si les « leaders » ne seront pas touchés, dans les rangs de la coalition, des voix s’élèvent pour que ceux qui ont géré certains postes ministériels, passent à leur tour la main à leurs collègues. D’aucuns soutiennent que devant de grands défis à relever, il revient à chaque partie de la coalition d’en prendre conscience afin de revoir certaines copies pour éviter des frustrations. Et ce dans la mesure où il faut absolument faire appel à d’autres talents au sein de chaque groupe. On n’exlut pas non plus des « lobbies», de part et d’autre, souhaitant revoir leurs « hommes au sein du goiuvernment afin de servir leurs intérêts..

Des pressions sont énormes et nombreux sont ceux qui battent campagne pour faire partie du gouvernement. Fait qui explique par ailleurs ce manque d’intérêt au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat. Manque d’intérêt caractérisé par l’absence des plénières. Même constat au sein des commissions parlementaires alors que la session de septembre est ouverte depuis trois semaines.

Ce serait cette guerre de clans et toutes ces pressions qui feraient traîner la nomination du Premier ministre, mettant le président de la République devant un dilemme. Cependant, où se trouve l’intérêt général du pays et du peuple congolais ? Devrait-on conclure que ce fameux accord AMP-Palu-Udemo a force de loi et qu’il serait au-dessus de la Constitution ?

L’ OPPOSITION ATTEND AU TOURNANT

En attendant, il est intéressant de relever que la nomination du futur Premier ministre intéresse au plus haut point l’Opposition. Autant également la composition de l’équipe gouvernementale.

Ainsi, se murmure-t-il que le dernier mot revenant au président de la République, même si l’accord serait respecté dans sa grande partie, il n’est pas exclu que dans un élan d’ouverture, que l’on fasse appel à des individualités vertébrées au sein de l’Opposition pour des raisons de technocratie. Serait-ce encore là une autre hypothèse qui ferait traîner la nomination du futur Premier ministre ?

Le MLC a déjà réservé sa réponse à cette interrogation. Réponse du berger à la bergère : le parti de Jean-Pierre Bemba n’est pas partie prenante dans le gouvernement. Raison pour laquelle elle affirme sa position en proposant déjà sa candidature en qualité de chef de l’ Opposition, malgré ses démêlés avec la Cour pénale internationale. Pour François Muamba, le MLC ne donnera pas de quitus à quiconque aimerait faire partie du gouvernement. Cependant, en tant que parti d’opposition il adoptera une autre attitude par rapport à celle observée jusqu’ici.

Tout sera mis en marche pour voir réellement si ce prochain Premier ministre disposera de l’imperium, faute de quoi, il ne sera pas différent de Gizenga. « Le gouvernement Gizenga sortant vient de totaliser 20 mois. Du temps perdu. Si le futur Premier ministre n’a pas l’imperium, je vous donne rendez-vous dans six mois pour constater la dégradation encore très avancée de la situation de notre pays dans tous les secteurs », souligné dernièrement le secréaire général du MLC dans un point de presse.

Il n’y a plus qu’à prendre son mal en patience pour attendre la nomination du Premier ministre alors que le temps presse.


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