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AMP-Palu-Udemo : la crise !

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Le Potentiel - 3 mars 2009
Joseph Kabila et Nzanga Mobutu

Les craintes des observateurs se confirment progressivement. On ne parle plus le même langage au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP. Pomme de discorde : la démission du Bureau de l’Assemblée nationale. Si cette plate-forme éclatait, l’on assisterait à des décisions spectaculaires doublées de la recomposition du paysage politique. La crise au sein de la coalition, AMP-Palu-Udemo est quasiment inévitable.

Les dernières quarante huit heures ont été riches en événements politiques. Il y a eu d’abord le point de presse de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP, confirmant sa « décision irrévocable » de procéder au remplacement du Bureau actuel de l’Assemblée nationale. Sur les 7 membres qui composent cette structure, 5 ont déjà déposé leur démission. Appel a été lancé au PPRD et à l’Udemo « de clarifier leur position ».

Réplique de l’Udemo : «Le secrétariat exécutif de l’AMP est invité à une concertation sur cette question dans l’intérêt de notre jeune démocratie qui doit bien fonctionner, et aussi pour qu’il puisse recueillir toutes les informations nécessaires pour éclairer le Bureau politique de l’Udemo », déclare Me Kahasha, secrétaire exécutif adjoint de ce parti. Mais lors d’une conférence de presse tenue samedi, l’Udemo déplore le fait qu’ elle a été informée par voie de presse alors que l’accord conclu entre partenaires de l’AMP vise « à promouvoir la réconciliation nationale et de sauvegarder la cohésion ainsi que l’unité nationales ». C’est dire que jusqu’à preuve du contraire, l’Udemo n’a pas encore donné ordre à son représentant, Dr Ngokoso, rapporteur adjoint du Bureau de l’Assemblée nationale, de déposer sa démission.

Quant au PPRD, les milieux autorisés de ce parti affirment que cette formation politique est «  solidaire » avec le secrétariat exécutif de l’ AMP. Son représentant, Vital Kamerhe, président de l’ Assemblée nationale, doit démissionner. Il y a de cela une semaine, l’AMP lui avait déjà retiré «  sa confiance ». Le Bureau politique du PPRD se réunit d’ailleurs dans quelques heures pour clarifier sa position.

AMP : cohésion menacée 

Il n y a plus de doute. La cohésion au sein de la plate forme AMP est désormais sérieusement menacée. Certes, il n’est pas exclu qu’un compromis puisse intervenir. Tout est possible en politique. Mais est-il que la méfiance a déjà élu domicile et que plus rien ne sera comme avant.

La réticence de l’Udemo a jeté en quelque sorte le pavé dans la marre et inoculé justement le venin de la division. Cette situation, comme on l’avait déjà effleuré, aura des répercussions sur les autres institutions de la République. Notamment, le gouvernement avec toutes les conséquences que cela comporte.

En effet, au niveau de l’Assemblée nationale, l’Udemo a appelé ses élus à une consultation pour mieux apprécier la situation avec la démission du Bureau de l’Assemblée nationale tant souhaitée et fortement réclamée par l’AMP. Que va-t-il se passer ? La réponse sera connue dans 12 jours avec la rentrée parlementaire pour la session ordinaire du mois de mars.

Paysage politique

A quel scénario devra-t-on s’attendre à partir du 15 mars ? Le premier cas de figure, c’est que le président de l’Assemblée nationale, pour son honneur personnel après avoir été « humilié » politiquement devra démissionner le jour de la rentrée parlementaire pour que la plénière en prenne acte.

Et s’il le faisait avant, il reviendra au président de la République de convoquer la session parlementaire du mois de mars qui procédera à l’élection du nouveau bureau.

Le deuxième scénario découlera de l’éclatement de l’AMP si jamais l’Udemo n’adhère pas au souhait ardent du secrétariat exécutif de l’AMP pour n’avoir pas respecté les termes de l’accord signé entre l’AMP, le Palu et l’Udemo. Face à cette éventualité, il faudra s’attendre à des initiatives susceptibles d’isoler l’Udemo et voir l’AMP s’employer à conclure de nouvelles alliances. Pas étonnant que certains groupes parlementaires, membres de l’Opposition soient sollicités dans le but de venir renforcer la majorité présidentielle. A ce moment, l’on assistera à une recomposition du paysage politique qui aura des effets d’entraînement sur le choix du futur « Chef de l’Opposition ».

Enfin, le dernier scénario portera sûrement sur l’attitude des députés, surtout ceux de la majorité. Vont-ils s’incliner devant la décision de l’AMP ? Qu’en pensent les députés indépendants ? Le président de la république va-t-il dissoudre l’Assemblée nationale ?...

Jamais l’Assemblée nationale n’a subi autant de pressions depuis qu’elle a été installée. Il ne serait pas surprenant que l’on s’attende à de profonds bouleversements et si jamais ceux qui ont initié cette démarche ne la maîtrisent pas.

Les craintes des observateurs se confirment progressivement. On ne parle plus le même langage au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP. Pomme de discorde : la démission du Bureau de l’Assemblée nationale. Si cette plate-forme éclatait, l’on assisterait à des décisions spectaculaires doublées de la recomposition du paysage politique. La crise au sein de la coalition, AMP-Palu-Udemo est quasiment inévitable.

Les dernières quarante huit heures ont été riches en événements politiques. Il y a eu d’abord le point de presse de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP, confirmant sa « décision irrévocable » de procéder au remplacement du Bureau actuel de l’Assemblée nationale. Sur les 7 membres qui composent cette structure, 5 ont déjà déposé leur démission. Appel a été lancé au PPRD et à l’Udemo « de clarifier leur position ».

Réplique de l’Udemo : «Le secrétariat exécutif de l’AMP est invité à une concertation sur cette question dans l’intérêt de notre jeune démocratie qui doit bien fonctionner, et aussi pour qu’il puisse recueillir toutes les informations nécessaires pour éclairer le Bureau politique de l’Udemo », déclare Me Kahasha, secrétaire exécutif adjoint de ce parti. Mais lors d’une conférence de presse tenue samedi, l’Udemo déplore le fait qu’ elle a été informée par voie de presse alors que l’accord conclu entre partenaires de l’AMP vise « à promouvoir la réconciliation nationale et de sauvegarder la cohésion ainsi que l’unité nationales ». C’est dire que jusqu’à preuve du contraire, l’Udemo n’a pas encore donné ordre à son représentant, Dr Ngokoso, rapporteur adjoint du Bureau de l’Assemblée nationale, de déposer sa démission.

Quant au PPRD, les milieux autorisés de ce parti affirment que cette formation politique est «  solidaire » avec le secrétariat exécutif de l’ AMP. Son représentant, Vital Kamerhe, président de l’ Assemblée nationale, doit démissionner. Il y a de cela une semaine, l’AMP lui avait déjà retiré «  sa confiance ». Le Bureau politique du PPRD se réunit d’ailleurs dans quelques heures pour clarifier sa position.

AMP : cohésion menacée 

Il n y a plus de doute. La cohésion au sein de la plate forme AMP est désormais sérieusement menacée. Certes, il n’est pas exclu qu’un compromis puisse intervenir. Tout est possible en politique. Mais est-il que la méfiance a déjà élu domicile et que plus rien ne sera comme avant.

La réticence de l’Udemo a jeté en quelque sorte le pavé dans la marre et inoculé justement le venin de la division. Cette situation, comme on l’avait déjà effleuré, aura des répercussions sur les autres institutions de la République. Notamment, le gouvernement avec toutes les conséquences que cela comporte.

En effet, au niveau de l’Assemblée nationale, l’Udemo a appelé ses élus à une consultation pour mieux apprécier la situation avec la démission du Bureau de l’Assemblée nationale tant souhaitée et fortement réclamée par l’AMP. Que va-t-il se passer ? La réponse sera connue dans 12 jours avec la rentrée parlementaire pour la session ordinaire du mois de mars.

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A quel scénario devra-t-on s’attendre à partir du 15 mars ? Le premier cas de figure, c’est que le président de l’Assemblée nationale, pour son honneur personnel après avoir été « humilié » politiquement devra démissionner le jour de la rentrée parlementaire pour que la plénière en prenne acte.

Et s’il le faisait avant, il reviendra au président de la République de convoquer la session parlementaire du mois de mars qui procédera à l’élection du nouveau bureau.

Le deuxième scénario découlera de l’éclatement de l’AMP si jamais l’Udemo n’adhère pas au souhait ardent du secrétariat exécutif de l’AMP pour n’avoir pas respecté les termes de l’accord signé entre l’AMP, le Palu et l’Udemo. Face à cette éventualité, il faudra s’attendre à des initiatives susceptibles d’isoler l’Udemo et voir l’AMP s’employer à conclure de nouvelles alliances. Pas étonnant que certains groupes parlementaires, membres de l’Opposition soient sollicités dans le but de venir renforcer la majorité présidentielle. A ce moment, l’on assistera à une recomposition du paysage politique qui aura des effets d’entraînement sur le choix du futur « Chef de l’Opposition ».

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