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La composition de la future CENI divise les parlementaires

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Le Potentiel - 18 mai 2009
Malu Malu

La Majorité et l’Opposition ne s’accordent pas sur la composition de la future Commission électorale indépendante (CENI).

Au cours d’un point de presse tenu, le vendredi 15 mai 2009, l’Opposition, avec le Mouvement de libération du Congo (MLC) en tête, suivi des groupes parlementaires ODR et CD, s’est exprimée sur le vote prochain de la loi relative à la Commission électorale nationale indépendante, CENI.

A ce sujet, elle plaide pour la décentralisation fonctionnelle de la Ceni, dont les pleins pouvoirs ne seraient pas détenus par Kinshasa comme à l’époque de la CEI (Commission électorale indépendante) et que les animateurs de cette institution citoyenne soient désignés au niveau du Parlement et nommés après par le président de la République. Ce qui consacrerait, selon le secrétaire général du MLC, François Muamba, « l’indépendance et la neutralité de la Commission ».

Réplique de la majorité

Selon Germain Kambinga, secrétaire national du MLC en charge de la Communication, « l’opposition garde un très mauvais souvenir de la Commission électorale indépendante et de son système de compilation centralisé à Kinshasa ». Raison pour laquelle, il voudrait que la Commission électorale nationale indépendante soit une structure complètement décentralisée avec des responsables au niveau des provinces et des circonscriptions qui auraient un rôle majeur notamment dans la compilation et l’énoncé des résultats provisoires. Avant de déclarer : « Nous ne voudrions pas que ces derniers ne soient que de boîtes d’enregistrement qui transféreraient les résultats à Kinshasa qui, à son tour, ferait ce qu’elle veut ». L’autre pierre d’achoppement serait le mode de nomination des dirigeants de cette Commission. En effet, l’Opposition ne veut pas que tous les postes soient des propres nominations directes du président de la République. Ce qui, selon elle, risque de faire peser de fort soupçons de partialité à cette prochaine Commission, nuisant par là même à la question de l’indépendance.

De son côté, la majorité a rejeté en bloc les accusations de l’Opposition, les jugeant non fondées, rapporte radiookapi.net. D’après le député Aubin Minaku, vice-président du groupe parlementaire PPRD, « rien ne menace l’indépendance et la neutralité de la future Ceni».

Pour ce député de la majorité, rien ne pourrait menacer la neutralité et l’indépendance de la Ceni : « Par rapport à la décentralisation, c’est un faux débat, parce qu’en réalité, si l’on doit s’en tenir à la façon dont les dernières élections générales ont été organisées, notamment au niveau de la députation nationale, immédiatement après le vote, chaque bureau de vote publie les résultats, les affiche. Et les procès-verbaux sont remis aux différents témoins. En réalité, chaque parti politique, chaque candidat peut disposer de résultats de tous les bureaux de vote quelques heures après le vote. Prétendre qu’il y a une forte centralisation qui pourrait altérer la crédibilité et la transparence du processus électoral, techniquement, ce n’est pas explicable ».

Pour ce qui est de la nomination des membres de la Ceni par le président de la République, le député Minaku a estimé que «  le chef de l’Etat ne va pas les nommer d’une façon discrétionnaire ». Il s’agit « des représentants de différentes entités, nommés par un acte administratif de l’autorité suprême de l’Etat. Il ne voit pas en quoi cela peut constituer une brèche pour altérer la transparence des élections ».



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