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Rentrée parlementaire avec comme enjeux majeurs les élections et le budget 2011

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L'Avenir - 14 septembre 2010
Parlement du Congo - Kinshasa

Plus que vingt-quatre heures et les parlementaires (députés et sénateurs) feront leur rentrée dans l’hémicycle du Palais du peuple. C’est précisément demain mercredi 15 septembre 2010.

Ils trouveront un net changement du paysage dans l’environnement immédiat du Palais du Peuple : la Place du cinquantenaire où a eu lieu le défilé marquant le cinquantenaire de notre pays le 30 juin dernier. Les séances de ce mercredi à l’Assemblé nationale d’abord puis au Sénat ensuite seront essentiellement protocolaires. Les temps forts seront les discours que prononceront les présidents des chambres devant un parterre des invités que sont les différents corps constitués.

Vendredi dernier, les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat se sont réunies pour harmoniser leurs vues au sujet du calendrier de la session, arrêter les priorités et réfléchir sur l’avenir de la législature. A en croire la déclaration du Rapporteur du Sénat Modeste Mutinga Mutuishayi à la presse, les deux bureaux ont pris des dispositions nécessaires pour que cette session se déroule dans la sérénité.

Des enjeux qui tourneront autour des élections et du budget 2011

Les enjeux politiques de cette session de septembre sont très importants. Ils tourneront principalement sur les échéances électorales et sur le budget de l’année 2011. Ce sont des matières tellement importantes que les parlementaires devront bosser à fond. Ils n’auront pas beaucoup de repos. En dépit de ce volume de travail, il n’est pas exclu que des députés ou des sénateurs initient des questions orales avec ou sans débats, des interpellations ou autres motions de censure à l’endroit des membres du gouvernement. Tout cela est bien beau mais ce qui est à déplorer dans le chef de certains parlementaires, c’est le fait de s’adonner à un populisme en lieu et place d’aller à l’essentiel.

Le sujet des élections va chauffer à blanc les arènes des deux chambres d’autant plus qu’il y va de l’avenir politique de tous les hommes et femmes. La question controversée du calendrier électoral publié il y a quelques semaines par la Commission électorale Indépendante (CEI) fera l’objet de chauds débats. Les uns n’ont trouvé rien à redire puisque la Cei est dans ses prérogatives tant que la CENI n’est pas encore mise sur pied. Alors que les autres ont fustigé ledit calendrier dans la mesure, pensent-ils, où la Cei a outrepassé ses droits puisqu’elle est mourante. Mais dans toute cette polémique, ceux qui fustigent le calendrier ne le font que pour des raisons sentimentales dans la mesure où la personnalité de l’abbé Malu-Malu ne leur plaît alors que sous d’autres cieux, il est l’objet de plusieurs sollicitations.

La désignation des membres du bureau de la CENI

Toujours à propos des élections, une priorité est celle de la désignation des membres qui doivent animer le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Rappelons qu’au terme de la loi, ils seront au nombre de sept dont quatre devront être désignés par la Majorité et trois par l’Opposition.

Du côté de la majorité, la désignation des quatre « oiseaux rares » ne posera pas tellement de problème d’autant plus qu’il y a une autorité morale qui la chapeaute et qui peut utilement donner des orientations à ce propos. C’est du côté de l’opposition que les Romains vont réellement s’empoigner. Elle aura du mal à désigner les trois « oiseaux rares » pour plus d’une raison. La première est qu’au sein de l’opposition, il y a deux variantes : l’opposition parlementaire, c’est-à-dire les partis qui sont représentatifs au parlement et l’opposition extra-parlementaire composée des partis qui n’ont aucun député ni sénateur.

La deuxième raison est qu’au sein de chacune de ces deux variantes, le consensus autour d’un leader est difficile pour ne pas dire impossible. C’est pourquoi, malgré la promulgation de la loi sur le fonctionnement de l’opposition politique, il n’y a jamais eu un leader de l’opposition, les divergences de conception entre les protagonistes étant trop profondes. Pour le Mlc et l’Odr par exemple, le leader naturel de l’opposition est Jean-Pierre Bemba ou rien en fonction du nombre le plus élevé de ses députés (de l’opposition s’entend) au parlement. Les autres partenaires de l’opposition, par contre, optent pour la voie électorale au sein de l’opposition.

La majorité profite-t-elle de la situation qui prévaut dans l’autre camp ? La réponse est négative au regard des sautes d’humeurs de certains chantres qui, sans l’affirmer noir sur blanc, s’évertuent à faire des discours qui rejoignent celui de l’opposition tout en clamant leur soutien au président de la République. IL va de soi que la présence de ces chauve-souris au sein de la majorité est un grand danger à la veille des échéances électorales.

Le budget 2011 : les recettes et les dépenses en hausse par rapport à celui de 2010

Traditionnellement, la session de septembre est essentiellement budgétaire. Le gouvernement va présenter au parlement les prévisions budgétaires pour l’année 2011, lesquelles tiennent compte de la tenue des élections. Contrairement à celles de 2006 dont les 90 % du coût total étaient supportées par la communauté internationale, le gouvernement congolais a débloqué 350 millions de dollars américains sur un coût total de 750 millions de dollars américains.

Le niveau des recettes du budget qui sera présenté au parlement est évalué à 3.009,3 milliards de francs congolais contre 2.318,8 milliards de francs congolais en 2010, soit un accroissement de recettes de 21,8 %. Quant aux recettes extérieures, elles sont évaluées à 3.024,2 milliards de francs congolais, soit 3 milliards de dollars américains. S’agissant des dépenses, celles du budget 2011 sont évaluées à 6.189.000.400 de francs congolais contre 5.607.500.000 francs congolais en 2010, soit un accroissement de 19.3%. Celles relatives aux rémunérations ont également subi un accroissement. En effet, elles ont passé de 779,200 milliards de francs congolais en 2010 à 1000,062 milliards de francs congolais en 2011n soit un accroissement de 36,3 %. L’impasse budgétaire calculée avec les partenaires extérieurs se chiffre à 157,60 milliards de francs congolais.

Toutes ces prévisions budgétaires qu’aura présentées le gouvernement seront bien sûr charcutées au parlement après que son examen et adoption à la commission compétente. L’opinion nationale ne demande pas mieux aux parlementaires de débattre dans l’intérêt national en lieu et place de faire du verbiage afin de faire du populisme. Tout compte fait, la session qui s’ouvre ce mercredi risque d’être très agitée au regard des matières traiter qui sont délicates pour l’avenir du pays.


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