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L'avenir de l'aviation civile en RDC au coeur d'un colloque

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Le Potentiel - 30 novembre 2010
Aéroport international de N'djili

Des experts, tant nationaux qu’étrangers, se penchent sur la situation de l’aviation civile de la RD Congo. Débutés hier lundi, les travaux de ce séminaire se clôturent aujourd’hui, mardi 30 novembre.

«En alternative au rail, à la route et à la voie d’eau, le service aérien de la RDC doit être repensé, redynamisé et démocratisé pour permettre à un plus grand nombre d’échanger afin de sortir de précarité socio-économique et culturel.» La ministre des Transports et Voies de communication, Laure-Marie Kawanda, l’a fait remarquer, hier lundi 29 novembre, dans son mot d’ouverture du colloque sur « l’avenir de l’aviation civile en République démocratique du Congo. Cadre : salle Yvonne Compère de l’hôtel Sultani dans la commune de la Gombe.

De ces deux journées de réflexion, a-t-elle fait savoir, «doivent sortir une opération commune et un plan d’action pour essayer de restituer les choses dans l’ordre et préparer la RDC face à l’avenir de l’aviation civile internationale, à l’heure des enjeux tels que le terrorisme, la mondialisation ou la géostratégie».

Aussi les participants, parmi lesquels les experts du ministère des Transports, de la Régie des voies aériennes, de l’Association internationale des transporteurs aériens (IATA), de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) et l’Association des compagnies aériennes internationales (BAR) sont-ils conviés à donner le meilleur d’eux-mêmes en suscitant une volonté commune et solidaire. Cela afin «de participer à la création d’un comité de pilotage réunissant tous les acteurs autour des plates-formes aéronautiques en RDC».

Pour la ministre des Transports et Voies de communication, il faut redorer l’image ternie du service aérien pour améliorer le statut de la RDC à l’échelle de l’aviation mondiale. Cela, «dans le contexte des normes internationales hautement techniques, technologiques et concurrentielles», a-t-elle fait valoir. Avant de souligner l’importance de la loi sur l’aviation civile que le parlement congolais apprête à la suite de différentes analyses de la situation issue des milieux congolais et des partenaires. C’est ainsi que le défi que le gouvernement voudrait relever, a-t-elle noté, «est de réhabiliter ce secteur susceptible de rendre la RDC plus intéressante aux yeux des hommes d’affaires, des touristes et autres voyageurs à travers le monde, sources de revenus et moteurs de la ‘diplomatie par les transports’».

Par ailleurs, avant de constituer les groupes pour les ateliers, plusieurs orateurs ont défilé pour brosser le tableau peu reluisant du secteur de transport aérien en RDC. Entre autres orateurs, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile, Richard Nyangwile, a déploré le fait que l’aviation civile ne joue pas pleinement son rôle, car elle n’est pas encore dotée d’un cadre juridique et d’aune autonomie réelle. Il a aussi signalé la dégradation des équipements de la navigation aérienne. Il est d’avis qu’il faut assainir le secteur pour notamment maîtriser l’exploitation aérienne et procéder au contrôle des aéronefs. L’autorité de l’aviation civile recommande de privilégier la concertation entre l’IATA, l’OACI et les parties prenantes.

Pour sa part, le vice-président régional/Afrique de l’IATA, Dusan Kostic, a également invoqué des problèmes qui minent le secteur aérien non seulement en RDC mais aussi dans bon nombre de pays africains.

De son côté, le directeur/Afrique en charge de la sécurité, des opérations et infrastructures, Konaté Gaoussou, a soutenu qu’il faut s’engager dans l’amélioration de la sécurité aérienne, changer la perception des choses en vue d’augmenter le trafic, synonyme d’accroissement des ressources financières.

Il a indiqué que le problème de sortie de piste est crucial et que cela est dû à la conduite de vols. Un problème qui n’est pas spécifique à la RDC. Qu’à cela ne tienne, il a présenté aux parties prenantes un certain nombre de recommandations afin d’éviter les sorties de pistes. S’agissant de l’évolution des infrastructures, il opte pour une concertation de toutes les parties en vue de se mettre d’accord sur ce qu’il faut faire.



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