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Processus électoral: l'opposition accuse le pouvoir

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La Prospérité - 13 avril 2011
Joseph Kabila

Ils n’ont jamais été aussi unis, les leaders de l’opposition, toutes tendances confondues, face à l’évolution  du processus électoral en RDC. Réunis à la permanence du MLC, les chefs des partis et autres plateformes politiques de l’Opposition politique ont publié  une déclaration en guise de réponse à la démarche du Pasteur Ngoy Mulunda Daniel, Président de la CENI, sur le processus électoral en cours au Congo-Kinshasa. Pour Gilbert Kiakwama, François Muamba, Vital Kamerhe, Clément Kanku, Jean-Claude Vuemba, Steve Mbikayi, Albert Moleka, Bofassa Djema, Anzuluni Bembe  et autres, la Majorité au pouvoir emporte la totale responsabilité de la situation d’enlisement du processus électoral qu’elle a sciemment créée. L’opposition soutient mordicus la tenue des élections dans les délais constitutionnels avec la conséquence qu’au-delà du 6 décembre 2011, date de prestation de serment du Président de la République élu, l’actuel Président de la République devient illégitime, conformément à la Constitution du 18 février telle que revue et corrigée à ce jour.  L’Opposition exige, en outre, le maintien du couplage des élections présidentielle et législatives nationales, tel que proposé par la CENI. De l’environnement préélectoral, l’Opposition politique fustige, entre autres, l’usage à des fins électorales des biens publics par la Majorité au pouvoir ; l’interdiction d’accès de l’Opposition politique aux salles et lieux publics de rassemblement sous la gestion de l’Etat, tant en province qu’à Kinshasa ; l’entrée prématurée en campagne de la Majorité au pouvoir. L’Opposition constate, en définitive, l’échec de la Majorité au pouvoir dans son obligation de conduire à terme le peuple congolais aux élections car, estime-t-elle, à ce stade, la CENI ne devrait plus parler des contraintes. Quant à la candidature unique, tous, en tout cas, affirment que cet un objectif à portée de la main dont la solution ne saurait plus tarder à venir.    

Lettre de Gilbert Kiakwama à Ngoy Mulunda

A Monsieur le Président de la Commission
Electorale Nationale Indépendante- CENI
A Kinshasa- Gombe


Monsieur le Président, Révérend

Concerne : Transmission de la position des partis et regroupements de l’Opposition politique congolaise

La CENI a pris ces derniers jours l’heureuse initiative d’effectuer une tournée d’explication auprès des différents acteurs politiques congolais.
En réponse à votre démarche, les partis et regroupements de l’Opposition politique congolaise se sont réunis pour examiner ensemble les différents points abordés par votre institution et ont voulu y répondre d’une seule voix.
Vous trouvez donc, joint à la présente, le document intitulé : « Position de l’Opposition politique congolaise sur le processus électoral 2011 » que mes pairs me chargent de vous transmettre.
En vous remerciant du volontarisme et de l’ouverture affichée dont vous avez fait preuve jusqu’à ce jour, formant le vœu que ceci constitue la première étape du dialogue fructueux et de la coopération féconde nécessaire à l’évolution positive du processus électoral, vital pour tout le peuple congolais, je vous prie d’agréer, M. le Président, l’expression de ma parfaite considération.

Gilbert Kiakwama kia Kiziki
Député National  
Président du Groupe Parlementaire des Chrétiens Démocrates

POSITION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE SUR LE PROCESSUS ELECTORAL DE 2011

L’Opposition politique congolaise salue la visite que le Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, conduit par son Président, le Révérend Pasteur Ngoy Mulunda, a rendu à ses membres dans le cadre de la consultation des partenaires de la CENI  et, ce avant de rendre public son calendrier électoral.
L’Opposition politique congolaise réaffirme son attachement à la Constitution du 18 février 2006 et rappelle que le respect scrupuleux des délais constitutionnels dans l’organisation des élections constitue, pour elle un impératif sur lequel il est impossible de transiger.
Au- delà de ces préoccupations fondamentales et des soucis qui sont de l’Opposition politique congolaise, il y a  le peuple congolais aux prises avec une crise profonde se traduisant par les difficultés sociales, économiques et politiques. L’Opposition politique congolaise, consciente des graves responsabilités qui lui incombent dans ces moments décisifs et en raison d’une particulière urgence de l’alternance politique voulue par notre peuple, tient à rendre espoir et confiance à la Nation qui s’interroge plus que jamais sur son avenir. Ainsi, l’Opposition politique congolaise, considère que l’aboutissement heureux dudit processus postule que soient rencontrées les préoccupations suivantes :
Du calendrier électoral
Du projet du calendrier électoral présenté par la CENI, il ressort notamment ce qui suit :
1° « Le respect de délai constitutionnel impose l’organisation de élection présidentielle sans couplage avec la députation nationale » ;
2° « (…) Cette option est techniquement possible mais politiquement désavantageuse en ce qu’elle renvoie les législatives nationales en février 2012. Ce qui ne favorise pas la tenue des élections dans un climat apaisé et de consolider les acquis de la démocratie en République Démocratique du Congo. D’où la nécessité de ramener la présidentielle et les législatives nationales en novembre ou  décembre 2011 mais en cherchant le consensus de la classe politique sur le calendrier en cours d’élaboration ».
3° « Les deux options ne peuvent se réaliser sans relever les défis et contraintes légales, logistiques et budgétaires (…) »
Eu égard à ce qui précède,  l’Opposition politique congolaise qui réaffirme ici son attachement au respect de la Constitution, fait le constat de l’échec de la majorité au pouvoir dans son obligation de conduire à terme le peuple congolais aux élections. Car, à ce stade, la CENI ne devrait plus parler des contraintes.
La majorité au pouvoir emporte donc la totale responsabilité de la situation d’enlisement du processus électoral qu’elle a sciemment créé et face à laquelle l’Opposition politique congolaise prend la position suivante :
1.    La tenue des élections dans les délais constitutionnels avec la conséquence qu’au-delà du 6 décembre 2011, date de prestation de serment du président de la République élu, l’actuel Président de la République devient illégitime :
2.    Le maintien du couplage des élections présidentielle et législatives nationales, tel que proposé par la CENI.
De la révision du fichier électoral
L’Opposition politique congolaise exige que dans les provinces où les opérations d’enrôlement sont totalement terminées, le Bas-Congo et le Maniema, les listes électorales soient rendues publiques par l’affichage, sur le site  Internet de la CENI et dans la presse, afin d’en garantir la transparence et permettre les recours et corrections éventuels (omis, doublons…)
   L’Opposition politique congolaise exige que la CENI revisite tout ce qui a été fait avant son entrée en fonction, notamment en ce qui concerne :
-    la réduction du nombre de bureaux d’enrôlement ;
-    la mise en place des bureaux ambulants ;
-    la vétusté et la mauvaise qualité des kits électoraux ;
-    l’inégale répartition des kits à travers les provinces et ce, dans le souci de rassurer les compétiteurs et l’ensemble du peuple congolais.
Aux fins de garantir la transparence et le traitement de tous les Congolais, l’Opposition politique congolaise exige le délai de 3 mois soit respecté pour toutes les provinces à enrôler.
De l’environnement préélectoral
L’organisation des élections dans un climat apaisé demeure une des préoccupations majeures de l’Opposition politique congolaise.
L’environnement actuel, caractérisé par l’insécurité généralisée et les violations massives des droits de l’homme ne permet pas à l’Opposition politique de s’organiser, de mener ses activités sur terrain et de se déplacer sur l’ensemble du territoire national en toute liberté.
L’Opposition politique congolaise fustige notamment :
-    la confiscation des médias publics par la majorité au pouvoir ;
-    le retard volontaire dans la mise en place du Conseil Supérieur de la Communication, de l’Audiovisuel et des Médias (CSAC) ;
-    les assassinats, arrestations arbitraires et intimidations des opposants, des activistes des Droits de l’Homme et des journalistes, opérés surtout par Agence Nationale des Renseignements, ANR, transformée en police politique au service de la majorité au Pouvoir ;
-    la politisation des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, de la Police Nationale Congolaise, PNC, de l’Administration publique, de la territoriale et des entreprises du Portefeuille de l’Etat qui arborent de façon ostentatoire l’insigne avec l’effigie du Président de la République, de surcroît candidat à sa propre succession ;
-    l’entrée prématurée en campagne de la majorité au pouvoir ;
-    l’interdiction d’accès de l’Opposition politique aux salles et lieux publics de rassemblement sous gestion de l’Etat, en province et à Kinshasa (Fikin, Stades, Salle de Zoo, Grand Hôtel…)
-    l’usage à des fins électorales des biens publics par la Majorité au Pouvoir ;
Face à l’incapacité du gouvernement en place à sécuriser les acteurs politiques de l’Opposition, cette dernière exige la mise en place d’un plan de sécurisation par les Nations Unies du processus électoral et de tous les acteurs politiques, particulièrement ceux de l’Opposition.
De la révision de la loi électorale
La révision de la loi électorale de 2006 est rendue impérative par la révision de la Constitution du 18 février 2006.
Pour l’Opposition politique congolaise, cette révision ne peut porter que sur l’adaptation de la loi aux nouvelles dispositions constitutionnelles. A cet effet ; l’Opposition politique congolaise se prononce sur le maintien du scrutin proportionnel à plus fort reste pour les circonscriptions à plus d’un siège, et pour le scrutin majoritaire, les circonscriptions à siège unique.
1.    Kiakwama Kia kiziki (CDC)
2.    Vital Kamerhe (UNC)
3.    Jean-claude Vuemba (MPCR)
4.    Clément Kanku-Bukasa (UN)
5.    Christian Badibangi (USC)
6.    François Mwamba (MLC)
7.    Chef Mathew Kalole (FNTC)
8.    Kumbu Kumbel (ANADER)
9.    Steve Mbikayi (PT)
10.    Prof. Bwassa (G14)
11.    Dr. Ir. Ezulua Monzemba (PUNA)
12.    Lumeya Maleghi (Camp de la Patrie)
13.    Philippe Evoloko (MR)
14.    Ruffin Mpaka (ODR)
15.    Maman Pakasa (DTP)
16.    Albert Moleka (UDPS)
Fait à Kinshasa, le  8 avril 2011
Pour l’Opposition Politique Congolaise


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