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Vital Kamerhe : « Je n'étais pas le seul superviseur du programme de 100 jours du Chef de l'Etat »

Radio Okapi | Publié le 11 mai 2020
Vital Kamerhe Lwa-Kanyiginyi N’kingi, président de l’UNC intervenant au cours de l’émission Parole aux auditeurs de Radio Okapi à Kinshasa, le 15/08/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Vital Kamerhe Lwa-Kanyiginyi N’kingi, président de l’UNC intervenant au cours de l’émission Parole aux auditeurs de Radio Okapi à Kinshasa, le 15/08/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo | Agrandir
La première audience publique dans le procès qui oppose le ministère public aux prévenus Vital Kamerhe, Jammal Samih ainsi que Jeannot Muhima a eu lieu ce lundi 11 mai à la prison centrale de Makala. Il s’est agi d’une audience de confirmation des charges et d'identification des parties au procès. « Je n’étais pas le seul superviseur du programme de 100 jours du Chef de l’Etat », s’est défendu M. Kamerhe.

Le tribunal de grande instance de la Gombe a introduit l'instruction sur son fond en posant quelques questions aux prévenus. Par la suite, il a renvoyé la cause au 25 mai, à la demande de la défense, qui a sollicité une remise et une chambre du conseil.

La remise consiste pour la défense à s'imprégner du dossier de chaque prévenu, et la Chambre du conseil, pour examiner la requête relative à la liberté provisoire des prévenus.

En liminaire, les juges et le ministère public ont demandé aux prévenus s'ils se connaissaient et le rôle joué par chacun. Il s’agit de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République, Jammal Samih, sujet libanais à la tête de deux sociétés commerciales et Jeannot Muhima, chargé du service Import-Export de la Présidence de la République.

« Il s’agit du programme du Président de la République. Ce programme n’est pas le fruit de M. Kamerhe. Ce programme est avant tout élaboré et il a été approuvé par le Président de la République lui-même avant sa mise en exécution. Nous avons suivi le ministère public nous rappeler la date du lancement de ce programme par le Président de la République. C’est comme si aujourd’hui parler du programme de 100 jours, c’est devenu assimilable à un crime, à un détournement. Je n’étais pas le seul superviseur de ce programme. Il y avait toute une équipe de supervision et de coordination », a indiqué Vital Kamerhe.

Jeannot Muhima, lui, affirme avoir agi sous l'autorité du directeur de cabinet du chef de l'État.

Quant à Jammal Samih, il nie tout et complique les juges quant à la langue française.



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