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Dossier Kahemba, Cour supême, relations avec Kabila, Kamerhe s'exprime...

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Radio Okapi - 20 juillet 2007 14:19

Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a accordé une interview exclusive à radiookapi.net C'est la première fois qu'il s'exprime après son voyage au Maroc. L'entretien a porté sur le dossier Kahemba, la cour suprême de justice, les députés invalidés, la double nationalité et ses relations avec le président de la République, Joseph Kabila. Voici l'intégralité.

Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a accordé une interview exclusive à radiookapi.net C'est la première fois qu'il s'exprime après son voyage au Maroc. L'entretien a porté sur le dossier Kahemba, la cour suprême de justice, les députés invalidés, la double nationalité et ses relations avec le président de la République, Joseph Kabila. Voici l'intégralité.

Radio Okapi : Monsieur vital Kamerhe, bonjour ?
Vital Kamerhe : Bonjour?

R.O. La session extraordinaire de l'Assemblée nationale a pris fin ce mercredi. Vous avez traité notamment du dossier kahemba et de l'arrêt de la Cour suprême de justice portant invalidation de 18 députés nationaux. Pourquoi avoir voulu traiter le dossiers les plus importants en dernier ?
V.K. Non, il n'y a pas de dernier ou de premier. Nous avons voulu que les fruits soient murs pour les cueillir. Nul ne pouvait prédire l'issue de ces deux dossiers et ça pouvait peut-être compliquer aussi l'examen d'autres dossiers tout aussi importants. Je pense à la loi portant financement des partis politiques, la loi portant statut de l'opposition, le budget de l'Etat. Vous pensez qu'il aurait été responsable de ma part d'examiner l'application des arrêts de la Cour suprême de justice, des dossiers Kahemba avant de donner le budget au gouvernement congolais ? Beaucoup de gens allaient peut-être dire : tiens, voilà, nous ne sommes pas d'accord? comme le gouvernement a un point de vue différent avec le nôtre donc nous allons le sanctionner à l'occasion de l'examen du budget.

R.O. Sur l'affaire Kahemba, la commission parlementaire reconnaît que les militaires angolais investissent certains villages de Kahemba. Pourquoi l'Assemblée nationale ne demande pas au gouvernement de chasser l'armée angolaise de ces villages ?
V.K. Nous ne voulons pas tomber dans le piège de ceux qui veulent qu'il y ait des affrontements militaires entre l'Angola et le Congo. Nous savons que beaucoup de politiciens avaient fait des surenchères autour de ce dossier. Ils voulaient qu'il en soit ainsi pour qu'on dise « qu'est ce que nous vous avions dit : donc, l'Angola qui a aidé hier le Congo, aujourd'hui il devient l'agresseur du Congo ». Il n'en est pas question. Donc, nous demandons, à ce stade, que nos 2 gouvernements, avec l'assistance de nos anciennes puissances colonisatrices, avec les experts, puissent descendre sur les lieux pour clarifier les tracés de la frontière, un point, un trait. Et nos populations et nos autorités politico administratives doivent être rétablies dans les positions où elles étaient avant la résurgence de ces conflits. Nous ne voulons pas que les politiciens puissent en faire un marchandage politique qui va entraîner des dérapages sur le terrain. Voila pourquoi je félicite les députés, puisqu'il était difficile de dire qui est de l'opposition, qui est de la majorité, à la tribune, pour parler aussi bien des arrêts de la cour suprême de justice que de la situation de Kahemba. Chapeau aux députés. La nation est entrain de se consolider sur le plan démocratique.

R.O. Parlons des 18 députés. Ils ont quand même siégé 10 mois à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il y aura des compensations pour eux ?
V.K. Dans les recommandations que nous avons formulées, nous avons demandé au président de la République de trouver des compensations d'ordre politique. Et ce sont des cadres valables, de qualité. Vous les avez vus ici. Ils se succédaient à la tribune de l'Assemblée nationale. Donc, nous disons, on ne peut pas perdre ce genre de cadres pour la frustration qui est la leur. Nous demandons au président de la République que, dans le cadre des prochaines mises en place, on puisse voir comment ces vaillants citoyens peuvent être utiles au pays à un poste ou à un autre. Voila, nous avons demandé cela.

R.O. Vous avez souligné aussi le disfonctionnement de la justice congolaise en demandant une réunion interinstitutionnelle. Est-ce que ce n'est pas une façon de déplacer le débat ?
V.K. Non, ce n'est pas une façon de déplacer le débat. Vous le savez très bien, quand il y a disfonctionnement des institutions de la République, l'article 69 de la constitution donne au président le pouvoir de veiller au fonctionnement harmonieux de toutes les institutions. Donc, nous invitons le président à prendre ses responsabilités, en tant que garant de la constitution et du bon fonctionnement des institutions, de nous inviter autour de lui pour qu'ensemble nous voyions quels types de reformes nous devons opérer pour la justice de notre pays.

R.O. M. Vital Kamerhe, il y a le moratoire sur la double nationalité. Vous aviez donné un délai de 3 mois. Nous sommes au delà de ces 3 mois. Pourquoi ce n'est pas encore examiné ?
V.K. La loi est faite pour organiser la société mais pas pour compliquer. Ça sera examiné ne vous en faîtes pas. La question de nationalité est réglée et, faîtes moi confiance, nous allons faire en sorte qu'il n'y ait pas de double nationalité dans les institutions avant longtemps.

R.O. N'est-ce pas un dossier que vous devriez laisser à la justice ?
V.K. Non, le dossier a été souligné à l'occasion d'une motion au sein de l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale ne pouvait pas fuir ses responsabilités. Nous avons résolu le problème. Je crois que vaut mieux la fin d'une chose que son commencement. C'est la façon dont nous avons clôturé le dossier qui importe à ce niveau.

R.O. Voila. Il y a aussi ce sujet qui fait grand bruit. L'article confectionné par Jeune Afrique sur vous. Qu'est-ce que vous pouvez en dire aujourd'hui ?
K.V. D'abord, j'assume. Et surtout ce qu'il dit sur mon portrait est vrai. Le journaliste François Soudan lui-même a suivi comment l'affaire a fait une espèce de Tsunami médiatique à Kinshasa, selon ses propres termes. Et j'ai été amené à faire une mise au point. Je n'ai jamais parlé de coup de fil de Mme Olive Lembe adressé à Vital Kamerhe, tout comme je n'ai jamais parlé de coup de fil à Mme Jean-Pierre Bemba. Je n'ai jamais dit que les Katangais étaient contre moi. Ils savent que moi j'aime bien les Katangais.

R.O. Est-ce que vos relations avec le président de la République ou son entourage ne sont pas ternies après la publication de cet article ?
K.V. Non, je crois que c'est l'objectif qui était visé par ceux qui ont rajouté les éléments que je viens d'évoquer dans l'article. Mais je crois qu'ils ont échoué parce que moi je ne suis pas un flatteur et je ne suis pas un garçon de course. Et je servirai le président de la République dans la vérité mais aussi avec beaucoup de dignité. Et je voudrais dire que ce sont les actes qui comptent. Et à ces gens là, je dis ceci : qui a fait quoi pour l'Etat congolais, pour notre peuple et pour le président de la République ? Quand nous étions entrain de battre campagne, ils étaient où ? Et aujourd'hui, le président de la République nous a donné à chacun une tâche à accomplir. Pour le moment, je dis au président de la République de me juger aux actes. Les actes que je poserai iront dans le sens de sa politique. Qui pouvait mieux conduire ce rapport Kahemba et de la Cour suprême de justice plus que ce que j'ai fait hier ? Est-ce qu'en conduisant le débat hier, on a eu l'impression que j'ai aidé Kabila et la nation congolaise, ou j'ai enfoncé Kabila et la nation congolaise ? Voila le jugement qu'il faut porter sur les personnes. Les relations entre le président de la République et Vital Kamerhe sont excellentes.

R.O. M. Vital Kamerhe, je vous remercie.
K.V. C'est moi qui vous remercie.


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