Congo Planète
Rechercher Congo Planete
Accueil Nouvelles Vidéos Musique Photos Facebook Twitter Rencontres Newsletter Podcasts Mobile RSS
Jean-Pierre Bemba: «Ma volonté est de retourner et de siéger en tant que sénateur, président de mon parti »

Article précédant | Suivant
Radio Okapi - 14 avril 2008

Jean-Pierre Bemba

A quand le retour de Jean Pierre Bemba au pays ? Le sénateur Jean Pierre Bemba veut revenir au pays dans un esprit positif. Le président du Mouvement de libération du Congo s'interroge sur l'état d'esprit de travail à son retour au pays. Il y a une année donc que le sénateur du MLC séjourne au Portugal. Le leader du Mouvement pour la libération du Congo avait quitté Kinshasa le 11 avril 2007, trois semaines après les affrontements sanglants entre sa garde et celle du président Joseph Kabila. Comment compte-t-il retourner ? Jean Pierre Bemba s'entretient ici avec radiookapi.net

Radio Okapi : Honorable Jean-Pierre Bemba, bonjour

Jean-Pierre Bemba : Bonjour

R.O : Quand comptez-vous revenir en RDC ?

JPB : Vous savez dans quelles conditions j'ai dû quitter le pays. C'était d'abord pour des soins médicaux. Aujourd'hui ce problème n'existe plus. Le président du Sénat avait écrit le 11 novembre au premier ministre pour que la question regardant la sécurité de mon retour puisse être assurée et ce n'est que pratiquement six mois après que le premier ministre a répondu. Ce qui montre déjà que pour le gouvernement, le régime en place, mon retour n'était pas une priorité. Donc, ce que je veux exprimer c'est bien sûr ma volonté de retourner et de siéger en tant que sénateur, président de mon parti, mais c'est d'abord aussi de voir dans quel état d'esprit nous allons retravailler dans ce pays. Est-ce que véritablement mon retour va correspondre aussi à une nouvelle vision politique au niveau du pouvoir en place ou alors est-ce qu'on va continuer dans ce qu'on appelle l'exclusion de l'espace réservée à l'Opposition ? Ce sont des questions qui se posent. Et puis bien sûr vous savez qu'à deux reprises j'étais attaqué dans mes résidences privées par des chars d'assaut, par des obus. Je n'en fais pas bien sûr un problème mais je veux tout simplement que cette question soit traitée sérieusement.

R.O : Alors honorable Jean-Pierre Bemba, quand vous parlez de garanties sécuritaires, c'est quoi qu'il vous faut concrètement ?

JPB : Je pense qu'il faut laisser aux spécialistes l'occasion de pouvoir traiter cette question. Le problème est l'état d'esprit dans lequel nous allons rentrer. J'espère que ce sera pour réconforter la réconciliation nationale et non pas pour exacerber les tensions politiques qui existent déjà dans le pays. C'est dans ce cadre là que je souhaiterais rentrer dans le pays.

R.O : Et vous-même vous en avez parlé directement avec le gouvernement ou c'est toujours par l'entremise du Sénat ?

JPB : Le Sénat est en train de faire des efforts qu'il faut pour essayer de trouver effectivement des solutions. Maintenant qu'après six mois le gouvernement s'est intéressé à répondre à la lettre du président du Sénat, j'attends que le Sénat puisse m'indiquer les modalités.

R.O : Alors dans la dernière lettre que le Sénat vous a écrite, qu'est-ce qu'il vous demande ?

JPB : Le Sénat m'a tenu informer dans la lettre qu'il a reçu la réponse du premier ministre et il m'a bien sûr expliqué que dans ces conditions je devais voir les moyens de pouvoir revenir. Je me prépare alors à écrire une lettre, une correspondance que le Sénat va recevoir très prochainement.

R O : Ne craignez-vous pas de perdre votre siège au Sénat des suites d'une absence prolongée à l'étranger ?

JPB :Non, je pense que la question de mon retour est une question qui est d'abord politique comme je l'ai expliqué. Je répète ma volonté de rentrer au pays, mais rentrer au pays dans un esprit positif et non pas pour crever des tensions politiques qu'il y a dans le pays. Je voudrais tout simplement que cette question soit traitée politiquement.

R.O : Vous avez parlé de l'état d'esprit dans lequel évolue le pays, cela fait une année que vous êtes en dehors, comment jugez-vous la marche du pays ?

JPB : Ecoutez, je me pose des questions. A quoi ont servi les élections dans ce pays si après les accords de Lusaka, de Sun City, on revient encore à l'exclusion politique ? C'est une question que nous devons nous poser. Je pense que les élections et nous savons dans quelles circonstances elles se sont déroulées à tous les niveaux, devraient plutôt sceller la réconciliation nationale, la légitimité au niveau du pays. Je crois que dans les circonstances actuelles, au niveau politique, il y a bien sûr un pouvoir qui gère le pays, mais il faut aussi savoir que dans une démocratie, il y a aussi une opposition qui doit exister. On ne peut pas parler d'un régime démocratique si vous n'avez pas d'opposition, si l'espace ou la parole réservés à l'opposition n'existent pas. Et ça c'est un problème. Je crois qu'aujourd'hui les problèmes d'ordre politique ont des conséquences au niveau de la paix sociale dans le pays. Je constate quand même qu'au niveau de l'unité et de la sécurité du pays, d'énormes problèmes se posent tant à l'Est qu'à l'Ouest du pays. Le gouvernement n'est pas parvenu à assurer cette stabilité que nous attendions tous en République Démocratique du Congo. Je crois que le gouvernement ne répond malheureusement pas aux aspirations de la population, ne répond pas aux attentes de la population. Et ça je trouve que c'est dommage. Je crois que beaucoup d'efforts doivent être faits dans ce sens et je crois que la population devient très impatiente.

R.O : Peut-on dire que Monsieur Jean-Pierre Bemba n'est pas d'une opposition conflictuelle ?

JPB : Est-ce que vous avez laissé Monsieur Jean-Pierre Bemba comme vous le dites l'occasion d'exercer son rôle au niveau de l'Opposition ? Je pense que ce qui est arrivé au mois de mars montre que dès le début même du mandat la volonté qui était d'écarter le président du grand parti d'Opposition. Je crois qu'heureusement vous avez vu ce que j'avais déclaré au lendemain de la décision de la Cour suprême de justice pour éviter le chaos. J'avais dit que je m'inscrivais dans une opposition républicaine et forte. Malheureusement, on ne nous a pas laissé le temps de mettre en place cette Opposition.

R.O : Vous parlez du plus grand parti d'Opposition. Est-ce que personnellement vous allez postuler au poste de porte-parole de l'Opposition

JPB : Est-ce que vous pensez que ce n'est pas légitime ?

R.O : Pensez-vous que les autres partis, par exemple ceux qui ont été dans l'Opposition du temps de Mobutu, seront d'accord pour vous accompagner dans cette lutte ?

JPB : Je pense que c'est une question d'abord de respect de textes, de la constitution. Maintenant, je respecte tous les partis et tous ceux qui veulent se présenter bien sûr. Ce n'est pas une structure monocolore et l'Opposition- et je dirais que ce que la constitution prévoit c'est seulement au niveau institutionnel de pouvoir organiser l'Opposition et il qu'il y a un porte-parole. Bien sûr, l'Opposition est plurielle.

R.O : Avez-vous confiance en vos collaborateurs du MLC ?

JPB : Jusqu'à la preuve du contraire, oui.

R.O : M. Jean-Pierre Bemba je vous remercie.

JPB : Merci.


Autres articles


  1. Bemba, Katumbi, Muzito et Matungulu renouvellent leur soutien à Martin Fayulu (16 novembre 2018)
  2. Jacques Djoli reste optimiste pour la suite de l'accord de Genève (14 novembre 2018)
  3. A Genève, les leaders de l'opposition avaient promis de mettre fin à leur carrière, en cas du non-respect des engagements (13 novembre 2018)
  4. Fayulu candidat commun : l'UDPS donne 48 heures à Felix Tshisekedi pour retirer sa signature (12 novembre 2018)
  5. Election présidentielle : le film du sacre de Martin Fayulu (12 novembre 2018)
  6. La jeunesse de l'UDPS rejette la désignation de Martin Fayulu (12 novembre 2018)
  7. Election présidentielle en RDC : Martin Fayulu désigné candidat commun de l'opposition (11 novembre 2018)
  8. L'opposition se réunit à Genève pour désigner un candidat commun à la présidentielle (9 novembre 2018)
  9. Bemba a pris l'option de « donner une chance à la Cour constitutionnelle de montrer son indépendance » (Djoli) (27 août 2018)
  10. La candidature de Jean-Pierre Bemba à l'élection présidentielle déclarée irrecevable (25 août 2018)
  11. Moïse Katumbi bloqué en Zambie : Jean-Pierre Bemba appelle Kinshasa à « calmer le jeu » (4 août 2018)
  12. Jean-Pierre Bemba est arrivé à Kinshasa (1 août 2018)
  13. Jean-Pierre Bemba investi candidat du MLC à la présidentielle (13 juillet 2018)
  14. Jean-Pierre Bemba condamné à 18 ans de prison (21 juin 2016)
  15. Bukavu: marche de soutien à Vital Kamerhe (3 février 2015)
  16. Bemba-Luhaka : le divorce consommé (15 décembre 2014)
  17. Les fondateurs du MLC soutiennent Luhaka, Kambinga et Egwake (10 décembre 2014)
  18. Les membres du MLC au nouveau gouvernement exclus du parti (8 décembre 2014)
  19. Joseph Kabila nomme le gouvernement de «cohésion nationale» (8 décembre 2014)
  20. L'opposition hausse le ton : non à la monarchisation de la RDC (26 juin 2014)
  21. Les Etats-Unis insistent sur la nécessité d'organiser la présidentielle en 2016 (5 juin 2014)
  22. La Ceni publie le calendrier des élections urbaines, municipales et locales (26 mai 2014)
  23. Katanga: la société civile s'oppose à la prolongation du mandat de Joseph Kabila (2 mai 2014)
  24. Le gouvernement suspend les activités de l'assemblée provinciale de l'Equateur (23 avril 2014)
  25. Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison (27 mars 2014)
  26. 28 ans de prison requis contre Diomi Ndongala (20 mars 2014)
  27. Le MLC rejette le scrutin indirect proposé par la CENI (10 mars 2014)
  28. Procès Bemba à la CPI: vague d'arrestations au MLC (25 novembre 2013)
  29. La Cour suprême de justice valide l'élection des gouverneurs du Bas-Congo et de la Province Orientale (3 janvier 2013)
  30. Shabani, Diomi, Lumbala: l'opposition politique en débandade (25 septembre 2012)


TV Congo Radio en ligne Radio en direct
Disponible sur App Store
Disponible sur Google Play


 

Nous contacter | Qui nous sommes | English Edition | Version en Anglais

© 2018 CongoPlanete.com. Tous droits réservés.